Videosurveillance

Ce site est dédié à la videosurveillance, la vidéoprotection et la protection périmétrique.
Nous aborderons des sujets thématiques sur ces domaine, comme les caméras Ip, les caméras thermique, les différents détecteurs, les solution anti intrusions...

vendredi 19 avril 2019

la caméra-piéton devenue indispensable aux policiers municipaux

Entre 2017 et 2018, une centaine de communes d’Ile-de-France et de l’Oise ont expérimenté cet outil. Selon les dizaines de rapports que nous avons consultés, elles en ont tiré un bilan plus qu’enthousiaste.
« Formidable », « efficace », « très bénéfique »… A en croire les remontées parvenues l’été dernier au ministère de l’Intérieur, les policiers municipaux qui ont épinglé une caméra-piéton à leurs uniformes ne peuvent plus s’en passer. Avant qu’un décret publié le 28 février n’encadre enfin leur utilisation pérenne par les brigades qui le souhaitent, 98 services de polices municipales d’Ile-de-France et de l’Oise (86 et 12, respectivement) ont testé, pendant quelques semaines ou plusieurs mois, ces instruments sur le terrain, comme 296 autres communes de France.

L’expérimentation, achevée à l’été 2018, a montré de multiples atouts, selon les rapports communiqués fin mars et épluchés par Le Parisien, avec Le panier à salade (une newsletter spécialisée dans la police et la justice) et Data + Local (un collectif de journalistes).



Dans de nombreuses communes-test, pourtant, jamais n’ont été déclenchés ces petits boîtiers : par leur seule présence, les caméras mobiles, placées au niveau du buste et ne pesant pas plus de 200 grammes, apaisent les situations tendues, affirment la plupart des 54 documents consultés pour l’Ile-de-France et l’Oise. En cinq mois d’essai, à Parmain (Val-d’Oise), on s’est contenté de cet « effet dissuasif visuel ». A Savigny-sur-Orge (Essonne), où les caméras ont été portées lors d’attroupements et de rassemblements, les outrages à agents sont « devenus inexistants ».

La parole des agents accréditée


Dans les cas où la situation a dégénéré, les policiers ont vu dans ces accessoires un moyen d’attester de leur bonne foi. Un jour de juillet 2017, à Pont-Sainte-Maxence (Oise), un équipage est envoyé dans un quartier où un jeune homme roule dangereusement en moto sans casque. A leur arrivée sur les lieux, la caméra est déjà en marche. Aidé par une vingtaine de personnes qui lancent des pierres aux agents, le motard tente de fuir et abandonne sa monture mais est finalement interpellé.

Lors de son audition, il prétend que le véhicule de police a percuté le deux-roues. « La vidéo présentée à son avocat a prouvé qu’il était tombé de son véhicule par un excès de confiance », explique le rapport de la municipalité. La police fait coup double : un autre jeune est sanctionné pour avoir outragé et jeté des projectiles.

Les polices municipales semblent bien conscientes que l’outil peut être utilisé à charge comme à décharge. Néanmoins, les rapports des municipalités n’évoquent aucune extraction d’images dans le cadre d’une procédure disciplinaire. En revanche, les caméras sont utilisées pour des formations. A Melun (Seine-et-Marne), on note que la « caméra-piéton a eu une vertu pédagogique et déontologique. Puisqu’elle a permis de corriger certains comportements professionnels des agents, comme un langage non adapté ou une attitude à améliorer ».

Vu comme un instrument de surveillance des équipes, le dispositif a parfois été accueilli avec méfiance, comme le raconte au Parisien le chef de la police intercommunale d’Épône - Mézières-sur-Seine - Nézel (Yvelines). « J’étais contre. Nous sommes déjà assermentés et agréés, c’était encore mettre en doute la parole des policiers. Le maire nous a dit que c’était, au contraire, pour prouver que nous sommes dans le droit chemin », explique Grégory Bion.

Préserver les indices


A l’usage, le policier des Yvelines observe que les caméras sont d’une grande utilité pour la préservation des traces et des indices, en particulier lors des interventions les plus délicates et inhabituelles. Si bien que, conquise, son équipe utilisera très ponctuellement les caméras après la fin de l’expérimentation. Comme en décembre dernier, lorsqu’une mère appelle, paniquée, après avoir eu au téléphone son fils qui, dit-elle, joue avec un couteau chez lui. « Au départ, nous pensons à quelqu’un qui donne des coups de couteau : si nous sommes agressés, il faut pouvoir démontrer que notre légitime défense était bien applicable. »

Ne sachant pas à quoi s’attendre, Grégory Bion déclenche donc la caméra une fois arrivé sur les lieux : « Je casse la porte et je me trouve dans un appartement qui est maculé de sang. Nous retrouverons le corps un peu plus loin. Le jeune avait sauté par-dessus le balcon. Il s’était suicidé, coupé la gorge et poignardé très violemment au niveau du ventre. Nous avons tenté de lui porter secours tant bien que mal, mais il mourra dans nos bras. »

A ce moment-là, l’équipe n’exclut pas qu’il puisse s’agir d’un homicide. Choqués à l’arrivée du procureur et de la police criminelle, les policiers municipaux leur confient les caméras. « Nous leur avons dit : Vous verrez qu’on n’a pas pollué la scène avec empreinte. Ça les a rassurés. Ils nous les ont rendues quelques semaines plus tard avec les félicitations. Ils ont vu que nous avons fait preuve de sang-froid lors de l’intervention. »

Quelques bémols

Si des communes se limitent à une caméra par équipage, d’autres comme Epône en attribuent une à chaque policier, afin d’éviter que le porteur d’un unique appareil se trouve trop loin de la scène pour capter sons et images. La ville de Saint-Mandé (Val-de-Marne) s’est ainsi dotée de 25 caméras mobiles pour autant d’agents. Au regard des six enregistrements effectués en neuf mois d’expérimentation, l’investissement de 7875 euros HT peut sembler élevé, mais il est pris en charge pour moitié par le Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD).

Évidemment, la mise en place des caméras n’a pas été, par endroits, sans quelques aléas techniques. À Bois-Colombes (Hauts-de-Seine), les images de l’interpellation d’un mari violent, demandées par l’Officier de police judiciaire « n’ont pu être exploitées, un problème technique ayant occasionné l’effacement des données ». À Brétigny-sur-Orge, les engins ont été hors service toute la durée de l’expérimentation.

Autant gendarmes et policiers nationaux disposent d’un modèle unique (Allwan Security), autant l’éventail à disposition des agents municipaux est large, ce qui a pu générer quelques frustrations sur les spécificités techniques.

Bien que le cadre juridique ait été précisé avec le récent décret, un flou réside sur certaines pratiques. Lors de l’expérimentation, la police municipale de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) a déclenché systématiquement les caméras « dès qu’un mis en cause appréhendé (faisait) l’objet d’un transport au commissariat ».

Or, Jacques Toubon, Défenseur des droits, a rappelé l’an dernier que le dispositif n’était alors prévu que « pour un usage sur la voie publique et à des fins d’apaisement ». Quelques jours avant que la loi du 3 août 2018 ne permette de filmer « en tous lieux », il recommandait au ministère de l’Intérieur « d’engager une réflexion sur l’emploi d’une caméra mobile dans un espace clos ». Une « vidéosurveillance » qui selon lui ne disait pas son nom.

source : le parisin

vendredi 5 avril 2019

Reconnaissance faciale : STOP à Amazon

Reconnaissance faciale : 55 chercheurs demandent à Amazon de ne plus vendre son logiciel à la police

Ils dénoncent les erreurs récurrentes de cette technologie, et implorent l’entreprise américaine d’attendre que des « garde-fous » soient mis en place.

Le logiciel de reconnaissance faciale d’Amazon est très avancé, mais présente des biais. BRENDAN MCDERMID / REUTERS

« Nous demandons à Amazon d’arrêter de vendre Rekognition aux forces de l’ordre. » Le message est on ne peut plus clair. Dans une lettre ouverte publiée le 25 mars, 55 chercheurs en intelligence artificielle, issus des entreprises, des universités et des organisations les plus à la pointe du secteur, ont fait part de leur inquiétude concernant cette technologie de reconnaissance faciale, déjà décriée par le passé.

Ces chercheurs soulignent que, malgré de précédents avertissements, cette technologie demeure biaisée : son taux d’erreur est plus important pour les femmes et les personnes non blanches. « Il n’existe pas de lois ni de normes pour s’assurer que Rekognition soit utilisé d’une manière qui ne contrevienne par aux libertés publiques », expliquent les chercheurs, qui demandent à ce qu’Amazon cesse de fournir cette technologie aux autorités « tant que la loi et les garde-fous pour éviter une mauvaise utilisation ne sont pas en place ».

Parmi les signataires, on compte des membres d’entreprises très avancées dans le domaine de l’intelligence artificielle, comme Google (et DeepMind, qui lui appartient), Facebook ou encore Microsoft. On trouve également le nom d’Anima Anandkumar, qui travaillait auparavant pour Amazon. Au sein de cette liste prestigieuse se trouve aussi Yoshua Bengio, récompensé il y a quelques jours du prestigieux prix Turing.

Amazon déjà critiqué sur la reconnaissance faciale


Ce n’est pas la première fois qu’Amazon est critiqué à cause de son programme Rekognition. En mai 2018, une trentaine d’associations américaines emmenées par l’American Civil Liberties Union lui avaient demandé de cesser de vendre cette technologie à la police américaine, considérant qu’elle lui conférait « un dangereux pouvoir de surveillance ». En janvier, 85 ONG s’étaient cette fois adressées à Amazon, mais aussi à Microsoft et à Google, pour qu’elles ne mettent pas leurs technologies de reconnaissance faciale à disposition des autorités.

En décembre, Google s’était engagé à ne pas mettre en vente sa technologie de reconnaissance faciale « tant que d’importantes questions de réglementations ne [seraient] pas réglées ». Quant à Microsoft, il avait appelé les gouvernements à réguler cette technologie et énoncé des principes auquel il avait promis de se tenir. Amazon est resté beaucoup plus discret sur le sujet, alors que des voix se sont aussi levées en interne pour critiquer les risques de cette technologie.

source : le monde

mercredi 3 avril 2019

Marché des systèmes de gestion vidéo (VMS) 2019 Mondial

marché des systèmes de gestion de vidéo (VMS) 2019

Wiseguyreports.Com a ajouté un nouveau rapport d'étude de marché sur «Le marché des systèmes de gestion de vidéo (VMS) 2019, acteurs clés, segmentation et prévision de la demande jusqu'en 2024».

PUNE, MH, INDE, le 19 mars 2019 / EINPresswire.com / - Marché
mondial  des systèmes de gestion de vidéo (VMS)

WiseGuyRerports.com présente «Le nouveau document du système de gestion vidéo globale (VMS), Statut et prévisions 2018-2025» dans sa base de données d'études. Le rapport contient 94 pages avec une analyse détaillée.


La description


Ce rapport se concentre sur le statut du système de gestion vidéo (VMS), les prévisions futures, les opportunités de croissance, le marché et les acteurs clés. Les objectifs de l’étude sont de présenter le développement du système de gestion de vidéo (VMS) aux États-Unis, en Europe et en Chine.

Les principaux acteurs couverts par cette étude 

  • Pelco 
  • Honeywell 
  • Milestone Systems 
  • American Dynamics 
  • Teleste Axe 
  • Genetec ACTi Corporation Qognify Curtiss-Wright Vicon

mercredi 14 février 2018

600 millions de caméras à reconnaissance faciale seront bientôt installées en Chine

Ce prototype de technologie de reconnaissance faciale conçu par la chaîne gouvernementale chinoise CCTV, destinée au contrôle des rues et lieux publics, donne un aperçu assez effrayant du niveau de surveillance vers lequel se dirige le pays. Dans la vidéo explicative ci-dessous, relayée par Digg, on constate que ce système est en mesure d’identifier les personnes présentes dans une voiture, les motards, les cyclistes, les gens dans les escalators ou encore dans le métro, évaluant même les degrés de similarité avec la cible qu’ils recherchent, par exemple.


Le Wall Street Journal a expliqué l’intention du régime chinois d’installer quelques 600 millions de caméras à reconnaissance faciale CCTV dans le pays – soit une pour trois personnes, alors qu’il en existe déjà 176 millions aujourd’hui. Le pays est aidé dans sa tâche par l’obligation pour tout citoyen de plus de 16 ans d’enregistrer auprès des autorités une photo d’identité. Une réalité un peu trop proche de la fiction…

lundi 12 février 2018

La police chinoise s’équipe de lunettes à reconnaissance faciale

Les cops chinois sont-ils en train de devenir des robocops ? C’est en tout cas ce que laisse penser leur nouvel équipement. Comme Business Insider l’écrivait le 8 février, les autorités locales vont désormais pouvoir identifier d’éventuels individus recherchés en scrutant simplement la foule, grâce à des lunettes de soleil dotées d’une technologie de reconnaissance faciale. S’ils ont une suspicion, ils n’ont qu’à prendre une photo du suspect et les lunettes la compareront avec les images de la base de données.

Cette dernière comprendrait 10 000 visages, que les smart glasses développées par la société de Pékin LLVision Technology pourraient parcourir en seulement 100 millisecondes, d’après les informations révélées par le PDG de l’entreprise au Wall Street Journal.

De quoi alimenter toujours plus le vaste réseau de surveillance installé en Chine, dont le territoire comporte déjà 170 millions de caméras de vidéosurveillance – et 400 millions supplémentaires à l’horizon 2021. Hormis l’évident aspect intrusif d’une telle technologie, il semblerait qu’elle porte ses fruits. Selon les médias chinois, sept personnes recherchées ont d’ores et déjà été interpellées grâce aux binocles physionomistes.

Un gadget dont le potentiel glaçant fait néanmoins pâle figure face au système de surveillance global actuellement développé par le gouvernement chinois, capable d’identifier en 3 secondes un visage dans une base de données d’1,3 milliard d’entrées, avec plus de 90 % de taux d’exactitude. Paye ta dystopie.

lundi 15 mai 2017

Comment Nettoyer ses caméras en hauteur ?

Le nettoyage de caméra est indispensable pour obtenir des images de qualité.

Fini les toiles d'araignée et les poussières sur les domes de vos caméra mobile ou PTZ.

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lundi 3 avril 2017

Télésurveillance : un marché à deux vitesses


Photo Viappy/Fotolia.com
Photo Viappy/Fotolia.com

Alors que le segment des clients professionnels – déjà très mature – enregistre une croissance ralentie, celui des particuliers reste extrêmement dynamique. Ces tendances vont perdurer dans chacune de ces deux catégories de clients.

À noter
Sur ce marché, la nouveauté réside dans la télévidéosurveillance qui permet le contrôle à distance des entrées et sorties, des rondes et des levées de doute vidéo.
Les ménages français sont en train de se convertir massivement à la télésurveillance, stimulés par un nombre toujours élevé de cambriolages et par les menaces terroristes persistantes qui diffusent un sentiment d’insécurité pérenne. Le rythme de croissance sur le segment des particuliers est d’environ 7,5 % par an depuis 2015, en nette accélération par rapport aux années 2000 (+5 à 6 %), selon les statistiques collectées dans l’Atlas d’En Toute Sécurité. Et l’on recense plus de 1,1 million de foyers connectés, soit un taux d’équipement d’environ 4 % seulement. On est en effet bien loin des proportions relevées dans les pays anglo-saxons où le taux frôle les 20 %. Les perspectives de développement sont donc attrayantes. Il n’en est pas de même sur le créneau des professionnels qui est déjà largement équipé en télésurveillance. C’est évidemment le cas dans les banques, les grandes enseignes de distribution, les grandes entreprises ou les PME à risques élevés (industrie pharmaceutique, énergétique, informatique, etc.) où le taux d’équipement est de 100 %.

Les réticences sont tombées

Les seuls relais de croissance sont les marchés publics et les petits commerces où 70 à 80 % des établissements sont télésurveillés. Il reste en effet encore des musées, des tribunaux ou des hôpitaux à équiper, ce qui devrait intervenir dans les prochaines années, notamment en raison du renforcement général des dispositifs de sécurité en France lié aux attaques terroristes. Quant aux petits commerces, ils sont surtout attentifs à l’ergonomie et à la simplicité des systèmes de télésurveillance, tout comme à des prix attractifs. Comme ces conditions sont aujourd’hui réunies, il est probable que le taux d’équipement va bientôt se rapprocher des 90-100 %. Au total, le taux de croissance moyen sur le segment professionnel se situe aux alentours de 1,5 % par an depuis une décennie et ce rythme ne devrait logiquement pas vraiment s’accélérer.
En raison de ce marché à deux vitesses, le segment résidentiel prend de plus en plus de poids : il représentait seulement 38 % du parc total de raccordements en 2005 pour grimper à 52 % en 2010 et 61 % en 2015. À noter que ces chiffres ne tiennent pas compte des 620 000 raccordements aux services de téléassistance qui concernent des personnes âgées à domicile ou des résidences médicalisées. Les tendances du marché vont encore s’accentuer dans les prochaines années, si bien que le taux d’équipement des ménages pourrait atteindre 10 % avant 2030. De nombreux facteurs poussent désormais les particuliers à signer un contrat de télésurveillance. Les réticences apparues dans les années 1990-2000 sont en effet tombées : le nombre de fausses alarmes est descendu à un niveau très faible, les services offerts se sont professionnalisés grâce à des matériels plus performants et le contenu des contrats est devenu plus clair. En outre, les entreprises opérant sur le métier connexe de l’intervention sur alarme sont nettement plus compétentes que voici une dizaine d’années.

Succès de la télé-vidéosurveillance

Mais le changement principal réside dans l’apparition de la télé-vidéosurveillance : la centrale d’alarme reliée à Internet permet en effet de transmettre des images et non plus seulement de simples signaux d’alarme comme c’était le cas lorsqu’ils transitaient par le classique réseau téléphonique. Une véritable mutation technologique. Aujourd’hui, la levée de doute vidéo est intégrée dans plus de 50 % des nouveaux contrats de télésurveillance signés en 2016. En raison de la baisse du prix des matériels utilisant la technologie IP, la part pourrait progresser à près de 85 % en 2018. En 2016, environ 30 % du parc total d’abonnés en télésurveillance est équipé de levée de doute vidéo. La France est en retard sur ce chapitre par rapport à d’autres pays comme l’Espagne ou la Grande-Bretagne. Dans l’univers des professionnels, la télé-vidéosurveillance permet de nouvelles prestations comme le contrôle à distance des entrées sorties de personnes ou de véhicules (avec lecture automatique des plaques d’immatriculation), des rondes vidéo sur des trajets déterminés à l’intérieur d’un site et plus généralement la levée de doute vidéo. Ce sont surtout les grands sites industriels, commerciaux ou de bureaux qui sont friands de ce type de services. Ils nécessitent une adaptation technique des logiciels implantés dans les PC de télésurveillance, mais la plupart des télésurveilleurs ont franchi le pas. Le changement est encore plus radical pour les particuliers avec le développement de l’autosurveillance : les images peuvent désormais être transmises sur le smartphone ou la tablette de l’occupant de l’habitation. En cas d’alarme, les images peuvent aussi être visionnées par un PC de télésurveillance – mais pas forcément – et une intervention être déclenchée si cela s’avère nécessaire.
Source : En Toute Sécurité
C’est tout le modèle économique des télésurveilleurs qui est ainsi remis en cause. On voit d’ailleurs apparaître de nouveaux acteurs, tels MyFox, racheté en novembre 2016 par Somfy, ou SFR qui a effectué une véritable percée dans l’autosurveillance avec plus de 100 000 raccordements en quatre ans seulement.

Un marché en recomposition

Ces bouleversements technologiques ont entraîné une recomposition du paysage. Plusieurs opérateurs se sont retirés du marché, à l’instar de Gunnebo ou de Siemens qui se sont recentrés sur leur coeur de métier. Auparavant, dans les années 1990, ce sont EDF et Vivendi qui ont cédé leur filiale de télésurveillance, tandis que plusieurs sociétés de surveillance humaine ont fait de même. Parallèlement, de nombreux rachats ont eu lieu. L’américain Stanley a acquis coup sur coup Générale de Protection, ADT France et Niscayah, devenant ainsi le n° 3 de la profession. L’allemand Hager s’est emparé en 2013 de certains actifs d’Artys, un ténor qui était alors en redressement judiciaire. En 2015, c’est au tour de Médiaveil, spécialiste de la télésurveillance résidentielle, d’être repris par le suédois Securitas Direct. Ces quelques exemples montrent que les firmes à capitaux étrangers sont très actives dans l’Hexagone : elles s’octroient ainsi 45 % du marché de la télésurveillance professionnelle et 37 % sur le segment des particuliers. Les sociétés françaises sont néanmoins assez dynamiques, notamment dans le résidentiel où les filiales dédiées des banques et des compagnies d’assurance figurent clairement parmi les leaders. EPS (Crédit Mutuel) est n° 1 du segment avec plus de 340 000 raccordements, Inter Mutuelles Téléassistance se place au 4e rang, Nexecur (Crédit Agricole) au 5e, Protection 24 (BNP Paribas) au 6e, Sepsad (Mondial Assistance) au 8e, Présence Verte (Groupama) au 9e, etc.
Source : En Toute Sécurité
À noter qu’elles privilégient plutôt la croissance organique, car le marché résidentiel est encore très porteur, alors que les télésurveilleurs professionnels effectuent de nombreuses acquisitions de concurrents, car la demande est stagnante. Les rachats intervenus depuis une quinzaine d’années ont provoqué une concentration des acteurs qui étaient jusqu’alors en très grand nombre. En télésurveillance professionnelle, les cinq premiers rassemblent 39 % des raccordements et leur progression est deux fois plus rapide que celle de l’ensemble du marché. Sur le segment résidentiel, le phénomène est encore plus marqué, notamment en raison de la forte dynamique d’EPS et de Verisure- Securitas Direct : les cinq premiers s’octroient 71 % des raccordements et affichent une croissance de +12 % contre +7,8 % pour le marché total. Bien que la tendance reste à la baisse des prix des prestations, cette structuration du marché a contribué à l’amélioration des marges des télésurveilleurs : sur le segment professionnel, on recense 84 % d’entreprises rentables en 2015 – ce qui constitue un score extrêmement brillant – contre une moyenne de 75 % les années précédentes. Dans le résidentiel, 76 % des télésurveilleurs sont rentables, en légère progression par rapport à 2014. Les perspectives sont très différentes selon les segments de marché : si la croissance va plafonner à moins de 2 % par an jusqu’en 2020 dans l’univers du professionnel, elle se situera à plus de 7,5 % dans le résidentiel. Des perspectives alléchantes.